Céline Clairicia​ 1

Céline Clairicia

"Fière d’avoir réalisé mon parcours universitaire dans la Caraïbe, je suis plus que motivée à contribuer au développement de ma Région !"

Présentes-nous ton parcours!

Je suis Céline CLAIRICIA. Issue d’un profil littéraire, j’ai fait une licence en espagnol à l’Université des Antilles en Martinique. Passionnée par cette langue, je me suis laissée guider par ce que j’aimais ne sachant pas véritablement que faire concrètement de ma vie professionnelle. Je suis ensuite partie sur Paris, un an après l’obtention de ma licence, pour faire un master en management et stratégies d’entreprises.
Aujourd’hui, après de nombreux périples, j’occupe un poste de commercial en Ile de France dans le secteur touristique.

En quoi cela a t-il été bénéfique?

Entre le moment ou j’ai eu mon bac et le moment ou je suis partie, se sont écoulées 5 années. Autant dire qu’à l’inverse de beaucoup, j’ai pris tout mon temps pour quitter mon île paradisiaque. Mais ces cinq ans m’ont été plus que bénéfiques car ils m’ont permis de devenir beaucoup plus indépendante, de me préparer mentalement et financièrement à un départ.
Ce n’est pas pour autant que tout a été rose en arrivant mais j’avais la maturité nécessaire et la force mentale pour rester.
Au niveau de la formation que j’ai eue à l’Université des Antilles, j’ai été plus que satisfaite. J’ai eu des professeurs très compétents autant que mes tuteurs de stage. Mon entrée dans le monde professionnel s’est réalisée sur ma terre natale et je ne regretterais pour rien au monde ce choix. Elle m’a permis de me faire connaître et de comprendre aussi le tissu économique qui m’entourait. C’est aussi pour cela que j’aspire à y revenir, pour contribuer à son développement!

Si c’était à refaire, le ferais-tu?

En partie oui. Le fait d’avoir étudié en Martinique ne me déplait pas. En revanche, la suite de mon parcours, si j'avais la possibilité de le refaire, je changerais tout. Je suis restée faire mes études sur Paris car c’est là que beaucoup allait et ça me rassurait de ne pas être seule et d’aller à un endroit que je connaissais déjà.
De plus, au départ de la Martinique, tout est favorable à un départ sur la France hexagonale, encore plus sur Paris. Pourtant, c’est une ville qui ne m’a jamais attiré. Si j’avais eu connaissance de formations dans la Caraïbe à l’époque, mon choix aurait été tout autre.
C’est la principale raison pour laquelle j’encourage le projet Edu-Carib. Je souhaiterais que les générations à venir aient moins de craintes et connaissent l’existence de formations qu’il y a autour de nous afin qu’elles choisissent en tout état de cause. Je souhaiterais qu’elles ne croient que dans la Caraïbe il ne fait pas bon vivre et qu’on n’y apprend pas autant. L’image que l’on véhicule de ces territoires caribéens est l’insécurité, l'instabilité et le recul sur la vie de manière générale.
Ces critères, on les retrouve partout pourtant. Paris n’est pas constitué que du 16eme arrondissement! A Londres ou encore à New York, on n’ a pas que des grandes écoles pour apprendre le commerce, l’informatique ou je ne sais quel autre domaine. Toutes ces grandes villes ont aussi des quartiers sous-développés. Les générations de demain doivent savoir que la diversité fait notre plus grande richesse.

Selon beaucoup de dires, on a l'impression qu’il faut partir dans de grands pays où côtoyer de grandes écoles pour avoir un diplôme valorisant et une carrière réussie.

Pourtant, ce n’est pas du tout le cas! Selon moi, on peut ne pas avoir fait de grandes études et pourtant réussir sa vie professionnelle. Tout dépend des compétences, de l'expérience et de la volonté de la personne. Le diplôme ne définit pas l’être humain. Nombreux sont ceux qui n’ont pas fait de grandes écoles et qui pourtant ont monté leur entreprise ou ont un parcours d’excellence.

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